Le phénomène panda-normal est arrivé en avant-avant-première ce lundi à Villeneuve alors que sa sortie nationale est pour dans deux jours. Profitant de cet évènement et du fait que la place ne coute que 5,5 € je suis donc allé voir cette nouvelle production Dreamworks avec Etienne et Corentin.
Je vous en ai déjà parlé dès le début de l’année mais pour ceux qui ne m’aurais pas lu à ce moment voici un résumé succinct du synopsis : Po, un panda grassouillet est désigné comme étant le guerrier qui doit sauver son peuple. On fait difficilement plus court pas vrai ?
Sans que cela ne vous gâche le suspense je peux quand même vous avouer que Po est fan de kung-fu et admirent ceux que l’on surnomme les Cinq Cyclones : Tigresse, Mante, Singe, Vipère et Grue. Tous formés à cet exigeant art martial par l’intransigeant Maitre Shifu. Un jour qui ressemble à tout les autres Po fait le service dans le restaurant de nouilles de son père mais une nouvelle suscite l’intérêt général et peut être celui de Po plus que des autres habitants du village. C’est en effet ce jour là qu’un des Cyclone doit être désigné comme étant le Guerrier-Dragon destiné à protéger son peuple du terrible Taï Lung qui ne va pas tarder à s’échapper de prison selon la vision du très vénérable maitre Oogway. Le hasard ou le destin, c’est selon, voudra que ce soit Po qui soit désigné plutôt malgré lui. Pour vous c’est à ce moment là que vos zygomatiques commencent à sérieusement s’échauffer car les scènes qui suivent sont, peut être encore plus que celles qui précèdent, l’occasion de rire franchement de part le comique de l’action, de la situation ou des mots. Suite a cette désignation qui laisse sceptique Maitre Shifu commence sa difficile tache de rendre vraie une vision qui lui semble, et on peut le comprendre, mal interprétée. Le maitre va toutefois assez vite cerner la personnalité de son élève pour adapter ses leçons en conséquence et le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas vraiment de cette façon que l’on imagine que s’apprend le kung-fu.
Fort de ses personnages hauts en couleurs, de ses paysages à couper le souffle, de ses effets spéciaux incroyablement frappants (ce qui est peu de le dire pour un tel film) même s’ils dotent les combattants d’aptitudes physique qui ferait baver d’envie le plus aguerrie des Jedis, d’une musique d’ambiance des plus réussie, d’une esthétique léchée le tout emprunt d’une senteur et de thématiques typiquement orientales, ce cru 2009 de Dreamworks se pose sans conteste comme la nouvelle référence du film d’animation avec antihéros sympathique par sa gauchitude. Pour résumer le film avec du vocabulaire apparenté à celui que vous y découvrirez je choisis : topissime. D’autant plus que dans Spider-Man 3 les nombreux combats entre le héros et les vilains sont assez difficiles à suivre mais ici il n’en ai rien, tout est d’une fluidité à en faire pâlir les fabricants d’écrans plat qui ne trouvent quasiment plus rien d’autre que le design comme argument publicitaire.
Pour l’anecdote sachez qu’à cause d’un pigeon entré on ne sait comment dans la grande salle, où l’espace disponible pour les jambes est phénoménal, nous n’avons pas pu y avoir la projection et que nous avons étés réorientés vers une autre que nous avons quittés en constatant que les gens sont déguelasses, j’ose le terme, car il laisse leurs détritus sur place et foutent du pop-corn partout. Si vous vous sentez visés sachez que d’autres font de leur mieux pour ne laisser aucune trace de leur passage. Je préfère en effet vous inciter à aller voir les films en écrivant sur ce petit bout de net plutôt qu’en laissant à ma place une canette vide.
Contrairement à ce que j'ai écrit dans cette note ce film n'est en rien la suite de Madagascar